Où en est la crémation en France?

Une personne sur trois est incinérée plutôt qu’inhumée en France. La pratique de la crémation se démocratise, et j’ai voulu creuser un peu plus loin que cette statistique très générale. Petit état des lieux en data. 

Après les Escape Games, la crémation en France a fait l’objet de mon deuxième projet lors de la formation Datajournaliste. Oui, je sais, le thème est moins funky… mais tout aussi enthousiasmant du point de vue des data. Si de nombreux sondages ont été réalisés sur les Français et leurs obsèques, notamment par le Crédoc, la base de données publique sur la pratique en elle-même restait à constituer!

Une personne sur trois est incinérée en France

Le taux de crémation (proportion des crémations parmi les décès enregistrés) en France est de 34% en 2016, certes. Mais au-delà de cette statistique globale… Incinère-t-on plus ses morts dans certaines régions de France? La pratique s’est-elle installée sereinement, progressivement, depuis sa légalisation en 1889? Quelles raisons guident ce choix intime? Que deviennent les cendres, dont la dispersion est encadrée par la loi depuis 2008 seulement?

Pour creuser ces questions, cliquez sur « Plein écran », en bas à droite du module ci-dessous. Je n’ai pas trouvé d’autre solution pour afficher Tableau Public sur ce site. Si vous avez une idée pour remédier à cela, je prends les conseils!

Dans les coulisses

Au départ, j’ai beaucoup gratté sur Internet et je me suis beaucoup gratté la tête aussi, avant que la Fédération française de crémation (FFC) ne débloque les choses grâce à ses bons vieux PDF envoyés par email. J’ai donc utilisé:

  • Outwit pour scraper un peu partout sur les Pages jaunes, l’association nationale crématiste, OGF (un des gros groupes du secteur), le Crédoc, la Fédération française de crémation (FFC), etc.
  • PDF to Excel pour pouvoir utiliser les bases envoyées par la FFC, une mine d’or que je les remercie de m’avoir communiquées,
  • Tableau Public, le coup de coeur de cette formation qui permet de manipuler les données et en donner des représentations graphiques variées et satisfaisantes. Chaque visualisation peut-être mise en page dans une slide ensuite introduite dans une story comme je l’ai fait ci-dessus. Les graphiques peuvent aussi s’articuler entre eux. Sur la slide concernant les crématoria de France, par exemple, vous pouvez filtrer les établissements privés ou publics, ou les projets seulement pour ne voir qu’eux sur la carte située à gauche de l’histogramme. Intégrer le tout dans un WordPress n’est pas forcément l’idéal, car tout ne s’affiche pas directement, mais je reste conquise par cet outil!

Pour les prochains posts, je suis en train de glaner des idées et des bases de données par-ci par-là, avec plein d’envies. Très envie par exemple de me pencher sur les données de l’Eurovision ou sur les attaques de requin à la Réunion pour répondre en data à Kelly Slater qui a appelé à des « abattages massifs » avant de se rétracter. To be continued… 

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