Quand je plonge dans les données, littéralement…

Petits poissons clowns et leur anémone-maison, croisés en Thaïlande
Petits poissons clowns et leur anémone-maison, croisés en Thaïlande

Parmi mes marottes, la plongée sous-marine est sans doute celle qui se prête le plus à un traitement data. Attention, vous verrez peut-être un jour des visualisations sur le théâtre, les chats ou le café ici. En attendant, venez buller avec ces petits poissons-clowns thaïlandais et moi, même virtuellement !

“C’était ta 100e plongée ? Félicitations ! Mais quel dommaaaage, normalement ça s’arrose…” Je n’étais que déception, en revenant à terre à Bouillante, après une sublime sortie dans la réserve Cousteau en février dernier. Arroser ma 100e plongée dans un tel cadre, évidemment, ça ne m’aurait pas déplu. Et puis, j’ai eu un doute : était-ce bien ma 100e ? Smiley Sherlock Holmes dubitatif.

On rembobine. A chaque plongée sous-marine, outre la date et le lieu, on numérote la sortie et on note un certain nombre de caractéristiques dans un carnet. Certaines sont techniques et un poil froides : profondeur maximale, durée de la plongée, éventuels paliers. On peut pousser le vice jusqu’à noter la température de l’eau : je ne l’ai pas fait, mais je regrette presque ! D’autres données sont plus personnelles, voire riches en émotions : le premier requin, un ballet classé X de seiches, cette lumière étrange qui semble redonner vie à une épave… 

Une terrible envie de buller en 2020

Vous me voyez venir : quelle maaaaaaaaaagnifique source de données, n’est-ce pas ? En effet. J’ai donc entrepris de reporter ces notes manuscrites dans un tableur. Première leçon : je n’ai pas encore effectué ma 100e plongée bouteille. J’en suis à 98 depuis mon baptême le 16 mai 2012 dans la réserve de Banyuls. Le décalage est lié au fait que j’ai effectué un stage d’apnée au cours de l’été 2016. J’avais reporté une dizaine de plongées sur le carnet… que je n’ai pas intégré dans ce recensement. 

Pour le reste, j’ai eu envie d’une visualisation plus évocatrice que factuelle. Prise d’une envie de buller, j’ai donc fait… des bulles. Une bulle par plongée : la taille varie selon le temps passé sous l’eau, la position selon la date et la profondeur max atteinte. De quoi repérer le passage du niveau 1, du niveau 2… et du niveau bébé ! Interdit de plonger quand on est “habitée”, comme dirait mon prof de yoga. 

Plutôt Mer Rouge, Caraïbes… ou carreaux de piscine ?

Dans le détail, c’est dans les Caraïbes que je cumule le plus de plongées (33) et de temps passé sous l’eau (1539 minutes), en raison de multiples séjours ensoleillés. Martinique, Mexique, Guadeloupe, Cuba…

Mais c’est l’Egypte, côté Mer Rouge, qui constitue ma première destination plongée. Je n’en avais pas vraiment la sensation. Peut-être parce qu’il y a eu deux voyages. Un séjour à El Gouna et une croisière dite “BDE” au cours de laquelle il n’est pas rare de faire 3 sorties par jour, voire une nocturne en bonus. C’est aussi là que j’ai vu le plus de merveilles sous l’eau, qu’il s’agisse d’épaves (3 sur 6 sorties de ce type) ou de requins (5 sur 6 rencontres).

J’ai des frissons de bonheur en repensant au ballet de requins-marteaux, tout autour de moi, par 35m de fond. Je repense souvent au calme total ressenti à ce moment-là. Parfait pour trouver de la ressource et apaiser mes tempêtes intérieures, dans les moments compliqués dont l’année 2020 fut riche.

Dans les coulisses

Nos vies sont une mine de data. Nos hobbies comme la plongée ou le “running” (vous avez bien une appli qui compte vos minutes de marche ou de course, non ?). Les habitudes de nos bébés, comme Little Big Data, dont les aventures me font toujours autant (sou)rire. Ou encore ce que nous mangeons : Lauren Manning a documenté sa vie alimentaire et en a tiré une quarantaine de graphiques.  [Ajout du 15/01/21 : Amy Cesal, elle, a décidé de répartir les tâches ménagères avec son mari, via un waffle chart de toute beauté]

J’ai donc cherché ce qui pourrait constituer ma petite mine de données à moi… et j’ai retrouvé ces carnets. Cela m’a permis de voyager un peu, mentalement. En revanche, je dois avouer que les Make Over Monday m’ont peu inspirée. L’engagement que j’ai pris ici même, il y a presque un an, n’a pas tenu longtemps. J’ai réalisé quelques épisodes, non publiés. Mais je ne me suis pas accrochée, avec beaucoup d’autres chapitres plus urgents à gérer cette année.

Fin du mini mea culpa. J’espère juste ne pas délaisser Lady Data en 2021 comme en 2020. Et aussi j’aimerais bien : replonger, retourner au théâtre, boire un café au comptoir, jouer de la clarinette avec mes petits camarades… Pour ce qui est de la ronronthérapie, c’est bon, je suis équipée.

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